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Vie à l'école

Ecole Privée Catholique Notre Dame BARBENTANE (13)

Tous frères


Nous avons réfléchi à l’école Notre Dame, ces dernières semaines, au sens de « fraternité » et nous avons, dans nos classes, illustré par des écrits, des productions plastiques ce qui nous semble important.

Le 2 décembre, jour des rendez-vous de la fraternité, nous présenterons les créations des élèves à partir de 16h dans la cour de l’école si le temps le permet ou dans la salle St Joseph.

Cette présentation sera suivie, à 20h, d’un temps d’échanges entre parents et enseignants de l’école, à propos de pédagogie et d’éducation. Stéphane PAYARD, enseignant, membre  de l’association "Plaisir d'apprendre", interviendra.

Afin d’élargir notre débat, je vous invite à lire, pour préparer notre rencontre, le texte de Monseigneur Claude DAGENS, joint ci-dessous.

Qu’est-ce que cette approche : « être frères » peut vouloir dire dans notre école et dans notre façon d’enseigner ? Tel sera le sujet de notre débat.


Nous sommes frères dans le Christ

Claude Dagens, évêque d’Angoulême, en l’abbaye de Maumont, le 6 septembre 2012

Nous sommes frères dans le Christ, nous sommes incorporés au Christ, en Lui se réalise et se vérifie notre identité d’enfants de Dieu : «Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : “Abba, Père”» (Romains 8,15).

Voilà la première exigence pratique de notre fraternité chrétienne : la prière commune du Notre Père, par laquelle nous nous reconnaissons « fils dans le Fils ».

Et cette incorporation au Christ a des conséquences concrètes : on ne peut pas entrer dans le Christ sans apprendre, si peu que ce soit, à s’oublier soi-même, à sortir de son « moi », dans lequel il est si facile de rester enfermé. De sorte que la morale chrétienne est une morale du Corps du Christ : elle n’appelle pas d’abord à l’héroïsme, ni même à des actes extraordinairement généreux. Elle appelle à dépasser les limites de son individualité. Elle implique ce travail permanent par lequel on découvre les autres non pas comme

des menaces, mais comme des frères. Des jeunes disent aujourd’hui facilement que ce qu’ils redoutent, ce sont les regards des autres. Et nous, adultes, nous faisons la même expérience, surtout si nous sommes prisonniers de ce système d’images où l’on ne voit plus que soi-même. Non, l’enfer, ce n’est pas les autres. L’enfer que nous créons nous-mêmes, c’est le refus de la fraternité. C’est la victoire de la peur. C’est le culte de soi et de son petit groupe, voire de sa chapelle, et parfois de sa nation, si elle exclut les autres nations.

Oui, la fraternité chrétienne est difficile et exigeante. Madeleine DELBRÊL savait cela, elle l’a pratiquée et elle l’a dit avec une force étonnante : «Quoi que nous soyons les uns pour les autres par les relations de la chair et du sang, de l’affection et de l’amitié, de la société et de la proximité, nous resterons toujours des frères d’origine et de salut. C’est un fait : il faut le vivre.

Quand nous pratiquons une charité qui se veut le droit d’être maternelle, éducative, rectificative, nous dérapons du sol ferme de la réalité : nous ne sommes plus frères. Près d’un incroyant, la charité devient évangélisation, mais cette évangélisation ne peut être que fraternelle. Nous ne venons pas offrir de partager généreusement ce qui serait à nous, c’est-à-dire Dieu. Nous ne venons pas comme des justes parmi des pécheurs, comme des gens qui ont conquis des diplômes parmi des gens incultes ; nous venons parler d’un Père commun, connu des uns, ignoré des autres ; comme des pardonnés, non comme des innocents ; comme des gens qui ont eu la chance d’être appelés à croire, de recevoir la foi, mais de la recevoir comme un bien qui n’est pas à nous, qui est déposé en nous pour le monde : de cela découle toute une façon d’être.»